vendredi 1 juin 2018

FAMILLE MONOPARENTALE, CA N’A JAMAIS ETE UN PROBLEME





Ceci est un interview.
FIONONANTSOA ANDRITIANA Ravaka une jeune fille de 19 ans qui , depuis son enfance a vécu seul avec sa mère quand son père leur a laissé. Elle témoigne que vivre avec un seul parent n'a jamais été un problème pour elle. (NB: Dans cet article ne figure aucune photo d'elle puisqu'elle n'a pas voulu être photographiée. Elle s'est contentée juste d'apporter son témoignage et son attribution par rapport au thème.)

Comme son nom l’indique, la famille monoparentale est une famille constituée d’un seul parent : père ou mère  uniquement avec ses enfants. Les origines de cette situation sont nombreuses entre autres la séparation des parents, la fuite de responsabilité, le choix ou autres raisons. Pourtant, ça n’a jamais été un problème pour quelques uns qui l’ont vécu. 

F.A Ravaka : Délaissées par mon père à l’âge de six ans, moi et ma mère ont du souffrir durant un moment. Durant que ma mère cherchait du travail j’étais restée avec mes grands-parents. Alors que après une soudaine rupture elle avait du mal à en trouver un. Mais grâce à son courage et à force de m’entretenir elle avait surmonté cette épreuve.

MOI : POURQUOI AFFIRMEZ-VOUS QUE CA N’A JAMAIS ETE UN PROBLEME ?

F.A Ravaka : Au fil du temps, j’ai grandi. Je n’ai jamais senti l’absence de mon père, ma mère a toujours su subvenir à mes besoins. La seule chose qui nous a échappé c’est de prendre du plaisir à voyager ou à passer nos vacances ensembles. C’est une chose que j’aurai aimée cependant j’ai pu comprendre que d’abord ma mère elle n’a pas le temps et ensuite qu’elle travaille déjà beaucoup trop pour ensuite faire un gaspillage. Etant donné que cela ne porte que des intérêts  accessoires.

MOI : PREFERIEZ-VOUS DONC SI UN JOUR  VOS PARENTS SE REMETTENT ENSEMBLE ?

F.A Ravaka : Cette décision ne me revient pas, elle revient à ma mère. Mais si ça ne tenait qu’à moi je ne choisirai pas cette option. Je vous rappelle que lorsque mon père était encore là, il frappait ma mère, il la trompait avec d’autres femmes, il rentrait tard le soir en étant ivre mort, etc…En quoi aurai-je voulu cette vie là? Je n’étais pas tranquille, ma mère me faisait pitié et je pleurais tout le temps pour elle. En ce moment nous sommes beaucoup plus tranquilles, sans agitation ni de dispute. J’aime tellement notre vie d’aujourd’hui que celle d’avant, j’aime voir ma mère seule plutôt que mal accompagnée.

MOI : AVEZ-VOUS UNE CHOSE A RAJOUTER OU UN MESSAGE A TRANSMETTRE A PART TOUT CE QUI A ETE DIT ?

F.A Ravaka : J’aimerai rajouter que vivre avec un seul parent ou  avoir les parents divorcés ne fait pas honte. On peut en tirer des leçons. Personnellement, avoir été seule avec ma mère m’a beaucoup appris à vivre, à être courageuse, à ne pas désespérer et d’aller toujours de l’avant. Tout cela va me servir d’exemple pour la vie à venir. Regardez nous en sommes maintenant biens et encore débout et finalement on se dit que ça n'était qu'une phase et que l'on a su surmonter.

Tous mes remerciements à FIONONANTSOA ANDRITIANA Ravaka de nous avoir donné son témoignage et apporté son point de vue par rapport au thème. 





Dessein mère et fille
Dessein mère et fille
























LES MIKEA : UN PATRIMOINE NATIONAL A DEFENDRE OU DES COMPATRIOTES A AIDER ?


Madagascar est un pays connu pour ses attraits touristiques. Etant divisé en 22 régions, chaque région possède son propre atout. Aujourd’hui nous nous intéressons à la région du sud, plus précisément aux Mikea.

Les Mikea sont des populations qu’on peut encore dire primitive malgache. Vivant dans la forêt de Mikea qui se trouve à quelques trentaines de kilomètre de la ville de Tuléar, ils font l’attrait touristique de cette région.


Forêt des MIKEA

Les MIKEA










Les Mikea sont dits primitifs puisqu’ils vivent encore comme au temps des hommes de caverne. Ils vivent en ne prenant pas compte de l’évolution de la race humaine. Ils ne possèdent pas de télévision, ils ne connaissent même pas ce que c’est la technologie, certains n’ont jamais vu de voiture de toute sa vie. Ils ne se vêtent pas de chemise et ne me pas de soulier, ils ne mettent que le « salaka » qui est un bout de tissu qui leur sert de cacher leur partie intime que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. D'ailleurs, les femmes sont connues, selon ceux qui en ont déjà rencontré comme ne portant même pas de haut et laissant de ce fait leurs seins nus. Ils ne connaissent pas de médecin pour se soigner ni de marmite  pour cuire.  Pour ce qui est de la maladie les Mikea n’ont pas de dispensaire ni de docteur. Par contre ils appliquent  leur propre technique comme quoi on étale le malade sur terre pour que celui-ci puisse recevoir la chaleur terrestre et en même temps ils allument du feu à côté. Ils appliquent cette technique à chaque type de maladie qu’ils rencontrent.
Ces gens là pour vivre, mangent des « ovy ala » traduis littéralement patates de forêt qui sont en fait des aliments riches en eau.


MIKEA dans sa tenue vestimentaire


MIKEA utilisant sa technique pour allumer le feu
















Etant de la partie sud de la grande île, ils souffrent de la sècheresse. L’eau est tellement difficile à trouver et les rivières et points d’eau se trouvent trop loin. D’ailleurs, pour cela aussi, les animaux à chasser se font rare d’où leur régime alimentaire.
Tout ce qui va leur servir à manger, ce sont les hommes qui vont les collecter. A cela ils auront l’occasion de voir d’autre monde et d’autres personnes qui leur sont différents. Tandis que pour les femmes et enfants ils ont peur des gens du monde qui leur est externe.




Les ovy ala
Le cactus comme nourriture




Mais actuellement, on peut bien distinguer deux sortes de Mikea : les « plus évolués » et les « moins évolués ». « Les plus évolués » sont ceux qui connaissent le vol comme étant un délit mais le fait quand même pour des bouteilles encore remplies d’eau ou pour des restes de nourriture. Les moins évolués sont ceux qui ont toujours fuit à la rencontre des personnes différentes d’eux.
Ainsi, pouvant nous être fier d’eux comme étant un patrimoine touristique ou devons-nous les aider à évoluer et leur permettre de bénéficier des évolutions de la vie humaine ?



MIKEA

Style vestimentaire des MIKEA






















jeudi 31 mai 2018

RESPECT ENTRE PARENTS ET ADOS, UN PHENOMENE EN VOIE DE DISPARITION.



Maintes sont les fois où l’on entend les parents se plaindre mutuellement des conneries de leurs enfant,  les mères aux salons de beauté, côte à côte dans le bus, au bureau ou entre voisinage. Les pères dans les bars, à la discothèque s’adonnent à l’alcool après une dispute sévère  avec son fils. Mais il n’y a pas que ça, certains jeunes se plaignent en cours, avec son camarade des abus parentaux.



Mères parlant entre elles
Père qui se délivre à l'alcool














Des ados se plaignant entre eux


Dans la majorité des cas, les raisons de la dispute sont presque les mêmes.
Pour les filles : fleurter avec un mauvais garçon, fréquenter des amis non exemplaires, rentrer tard le soir, risque de grossesse, gaspillage dans la mode, tenue provocante, etc…


Filles en boîte
Bandes de filles















Pour les garçons : abus d’alcool et diverses drogues, réclamation excessive d’argents et d’ autres intérêts, comportements inacceptables, etc…





















Et l’on dit parfois que tout leur conflit est dû au manque d’affection, de tendresse, de cajolerie et absence de conversation entre ces ados et leurs parents. Cependant, on ne peut pour autant affirmer les vraies causes car chacun a ses raisons. Il se peut également que la personne mise en question est celui même qui est à l’origine de ses actes. On ne va pas entrer dans les détails mais ce qui nous intéresse le plus ici est le manque de respect entre parents et ados.
A toutes raisons notées précédemment viennent les querelles puisque à chaque fois que les parents tâchent de les parler, ces ados se mettent en colère puis deviennent furax. Ce que pensent ces jeunes c’est que face à leurs bêtises, les parents devraient jouer un rôle d’amateur et rester passif car ce qu’ils font est tout à fait normal et que tous les jeunes en font.  Certains traitent ses parents comme s’ils étaient personnes ; sans compter le discourtoisement. Ils n’écoutent pas ce que disent leurs parents.

















Néanmoins, il ne revient pas seulement aux ados le manque de respect. D’une autre vision certains parents traitent ses enfants  d’incapables en cas d’échec, un fardeau pour eux et ils ne veulent aucune explication en retour. A moindre erreur certains lèvent d’un ton, disent des paroles agressives, démotivantes, blessantes et parfois se mettent  jusqu’ à les frapper sans trop penser aux conséquences. Les uns ne font qu’entendre leurs fils et les autres s’en fichent totalement de ce qu’ils pensent ou de ce qu’ils réclament. Et parfois, les parents se comportent de manière infaillible, incorrigible, défensive, autoritaire et dictatoriale envers ses enfants.




















Tels sont aujourd’hui les comportements les plus fréquents dans la société ainsi que le phénomène perçu dans la quotidienneté. Pourtant cela n’annule pas la possibilité à ce que parents et ados se respectent entre eux dans certaine famille. Certes, les familles modèles existent mais à taux faible.



LES ENFANTS JUMEAUX, DANGER POUR LEURS PARENTS



Sur cet article, nous allons toujours partir de la conception et de l’admiration de la partie Sud-Est de Madagascar.
Catastrophe, désastre, nuisance ou encore malheur ; les mots les plus funestes sont utilisés pour désigner les enfants  jumeaux à Mananjary. Selon la croyance des gens qui s’y trouvent, ces enfants ne représentent rien de bien et signifient la fatalité pour leurs parents. Soit ces derniers mourront, soit ils succombent au malheur de sa vie. Une croyance typiquement opposée de la pensée ancestrale disant des descendants comme une bénédiction et  des richesses sans pareil.


Enfants jumeaux

De ce fait certains parents obéissant aux mœurs et coutumes tuent, jettent ou à la limite donnent en adoption l’un des jumeaux. Dans le cas contraire où les parents veulent prendre tous les deux, ils les gardent d’une manière très discrète ou bien ils quittent le lieu pendant quelque moment ou définitivement.


N’EXISTE-T-IL DONC PAS AUCUN ECHAPPATOIRE ?

A part le fait de fuir ou garder ces enfants discrètement il existe d’autres échappatoires comme quoi les jumeaux doivent être mis à l’épreuve. Soit ils sont installés juste devant le « valan’omby » l’aube soit on les laisse au bord de la mer. Seul lorsqu’ils survécurent à cette épreuve que les parents peuvent les prendre sans contrainte car leur mauvais sort est achevé.


Des jumeaux échappés de leur mauvais sort

mardi 29 mai 2018

VISION LINGUISTIQUE DU DIALECTE BETSILEO



La linguistique est reconnue comme l’étude scientifique du langage humain. Ce discipline implique plusieurs domaines séparés et plus ou moins indépendants : la phonétique, la phonologie, la morphologie, la syntaxe, la sémantique, la stylistique, la pragmatique et la cohérence. Ici, ce qui nous intéresse est la syntaxe qui est l’étude de la combinaison des monèmes pour former des énoncés et des phrases. Et selon MAURICE Grevisse : « La phrase est une suite phonique minimale par laquelle un locuteur adresse un message à un auditeur ». 
Ainsi donc, la phrase est une unité douée de sens, obtenue par l’assemblage des monèmes et phonèmes différents.
Avez-vous déjà envisagé la possibilité à ce qu’une phrase toute entière ne soit composée que de voyelles? Certes, cela existe : Ia io eo io ia ? [IaIuEuIuIa], c’est une phrase de dialecte betsileo pour demander qui est cette personne qui se trouve là?
C’est une phrase de forme interrogative, courte, simple mais bel et bien dotée de signification. Etonnant puisque dans cette phrase, il ne figure que de voyelles. C’est peut-être la seule phrase de toutes les langues existantes qu’on peut trouver ce genre de chose.
Maman va au marché. What is your name? Ich liebe deutsch. Qué eres? Ces phrases de langues différentes vont nous servir d’exemple et parmi elles, on ne peut avoir la même structure que dans « Ia io eo io ia »
Ce n’est pas de la vantardise ni une volonté particulière de valoriser ce « foko » (le betsileo) mais ceci est unique dans son genre et mérite à son tour de l’attention.

LE « AMPANJAKA », PARTIE INTEGRANTE DE LA CULTURE DE LA COTE SUD-EST DE MADAGASCAR



Malgré le régime actuel notamment républicain et ses organisations, il existe encore en ce moment le « AMPANJAKA » dans certaine région de Madagascar plus précisément dans le district de Mananjary.
A titre de rappel, le « Ampanjaka » est un planning social datant de plusieurs années voire même avant la colonisation pour réglementer le dit « fiaraha-monina » mais aussi pour exercer certains rites(Le sambatra), pour représenter le lieu et pour éduquer les gens. Aujourd’hui, ces responsabilités restent toujours en place et en dépit des autorités locales le peuple le considère au paroxysme des décisions. Rien ne se passera sans le consentement de l’ « Ampanjaka ».
Pourtant, il ne revient pas à tout le monde ce titre car en premier, le « Ampanjaka » doit être un homme sage d’âge assez élevé puis mature, sérieux, autochtone ayant une bonne connaissance du lieu ainsi que de la région. Une personne de bon comportement, relationnelle, décisive mais à la fois à l’écoute du peuple puisque le peuple lui a fait honneur en l’élisant.
 A noter que cette tâche est un engagement à vie. Un « Ampanjaka » est élu juste après la mort d’un autre. Pour l’élection d’un « Ampanjaka », un groupe de localités élisent son « Ampanjaka » puis après les « Ampanjaka » de tout quartier réunis ont aussi leur grand chef dit « Le grand Ampanjaka ».
Ensuite, l'accès dans la maison des « Ampanjaka » demandedes des règles comme quoi les sandales et chaussures sont strictement interdites ; le portier sud est celui de l’entrée pour tout visiteur et une fois arrivés à l’intérieur les femmes et visiteurs sont dans l’obligation de se mettre à terre sur cette partie également.
En guise de conclusion, le « Ampanjaka » est une personne normale comme tout autre mais se distingue uniquement par sa valeur morale, son éthique et sa considération aux yeux du peuple. Selon eux, cette tâche est sacrée autant que le peuple et le lieu le sont. « Je ferai tout avec beaucoup d’attentions pour être digne de ce nom et de ceux qui m’ont donné leur confiance. » dit le « Ampanjaka » que j’ai moi même consultée.
 
Les AMPANJAKA dans leur uniforme



lundi 28 mai 2018

L'ORTHODONTIE



« L’orthodontie est une spécialité dentaire vouée à la correction des mauvaises postures des mâchoires et des dents afin d’optimiser l’équilibre postural entre les structures osseuses, l’occlusion, ainsi que le développement des bases osseuses dans un but fonctionnel et esthétique » (source : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Orthodontie).

Le maxillaire et la mandibule  sont disposés de façons différentes appelées classes.

Pour la classe 1 : le maxillaire supérieur et le maxillaire inférieur coïncident selon la mesure respective des deux maxillaires.






Pour la classe 2 : Les dents du maxillaire  se trouvent beaucoup plus en avant que ceux de la mandibule.






 Pour la classe 3 : Par opposition à la classe 2, la classe 3 est caractérisée par l’avancement de la mandibule par rapport au maxillaire.






Ce sont les deux cas nommés dernièrement que traitent les chirurgiens dentistes dans l’orthodontie. Mais il n’y a pas que ça, d’autres problèmes comme la béance, dents mal alignés, dents incluses dans l’arcade antérieure ou postérieure, inversion d’articulé, etc… sont susceptibles de traitement.




                                                   Traitement de la classe 2




                                                    Traitement de la classe 3
   

Le traitement est plus avantageux pour les enfants que chez les adultes qui demandent plus de temps et d’étapes. Notons, un traitement pour enfant tient de un à deux ans tandis que pour adulte peut prendre de 2 à 4 ans selon la gravité du cas.    
Durant le soin, le patient doit porter soit un appareil mobile pour le diagnostic moins grave, soit un appareil fixe pour le plus complexe. Cependant lorsque le diagnostic s’avère très grave, les dentistes doivent recourir à une intervention chirurgicale(le plus souvent cas de la classe 3).
A préciser que tout traitement est obligatoirement précédé d’un radio panoramique de la cavité buccale.

Autres images :

        
La béance
Dents incluses dans l'arcade antérieure




Dents avec appareil dentaire

Dents mal alignées